Archive pour le ‘Tests’ catégorie

Test du Cybook Gen3 de chez Bookeen

20 décembre 2007

Cybook Gen3 BookeenEt voici un nouveau test (éclair), dédié cette fois au nouveau Cybook Gen3 de chez Bookeen.

Le Cybook est donc un appareil de conception française (pour le logiciel interne). Basé sur une dalle e-ink, celle-ci possède les mêmes caractéristiques que le Sony PRS-505 (à noter que le Sony affiche 8 niveaux de gris quand les spécifications de Bookeen en annoncent 4). La distinction se fera donc sur le look, les formats lisibles ainsi que l’interface de navigation.

Le lecteur est d’une grande finesse avec seulement 8,5 mm d’épaisseur. D’une largeur de 118 mm pour une longueur de 188 mm, l’appareil ne pèse que 174 g batterie incluse. Sa coque en plastique noire et mate fait plus « bas de gamme » à côté du Sony dont la coque est en métal brossé. Par ailleurs ont peut plus facilement laisser des traces de doigt.

Doté d’une mémoire interne de 64 Mo, celle-ci est extensible grâce à l’ajout de SD card. Le Cybook possède également une prise jack au format 2,5 mm permettant d’écouter des MP3.

Côté formats lisibles, on peut citer le PDF, HTML, TXT, PalmDoc et PRC (Mobipocket avec DRM), JPG, GIF et PNG.
Concurrent direct du Sony PRS-505, il a l’avantage de reconnaître le format Mobipocket lequel comprend une bibliothèque qui n’est plus destinée uniquement aux anglophones et surtout, qui n’est plus dédiée qu’à une seule marque de lecteur.

La prise en main est plutôt positive. L’écran d’accueil (la bibliothèque) propose plusieurs formes d’affichage comme cela est visible sur la vidéo ci-dessous. Par ailleurs, l’affichage d’une vignette du visuel du livre est également intéressant.

Dans toutes les « pages » affichées, le Cybook comprend un menu contextuel (une sorte de clic droit) permettant de modifier des paramètres généraux dans la bibliothèque ou des paramètres spécifiques lors de la consultation d’un livre. Dans les formats non figés (excluant don les PDF), on peut choisir sa police (et visiblement en ajouter dans l’appareil) ainsi que la taille.

Lors de la lecture d’un fichier Mobipocket, vous aurez l’heureuse possibilité d’utiliser un dictionnaire, vous donnant la définition du mot sélectionné. Au chapitre des regrets, on notera que le numéro de page n’est pas affiché. Celui-ci est remplacé par un pageomètre permettant de situer à vue d’oeil la page dans l’ensemble du livre.
La gestion des signets est utile (et même indispensable) mais pas aussi aboutie que sur le PRS-505. En effet, on peut ajouter, supprimer des signets. On peut se déplacer d’un signet à l’autre (premier, suivant, précédent, dernier) mais il n’y pas de table des matières associée d’où une gêne pour accéder à un signet particulier.

Côté PDF, Bookeen a fait un beau travail au sujet de l’algorithme permettant l’affichage des images. Comme vous le verrez dans la vidéo et plus précisément sur les photos ci-dessous, un livre scanné (textes sous forme d’image) est tout a fait lisible contrairement au Sony PRS-505 qui gère mal l’affichage de ce type de PDF ce qui rend le texte illisible (ou presque). En bas de la page s’affiche (ou non si on désire masquer l’info) le numéro de la page actuelle sur le total de pages disponibles.

PDF de livre scanné vu sur le Cybook Gen3
PDF de livre scanné vu sur le Cybook Gen3

PDF de livre scanné vu sur le PRS-505
PDF de livre scanné vu sur le PRS-505

Côté reproches, on insitera pour l’instant sur le fait qu’il n’y a pas de signets disponibles pour les PDF. Notez toutefois que dans le cas de PRC ou PDF, il est mémorisé la dernière page consultée. Autre petit bug du côté de la visualisation en format paysage pour les PDF : dans le cas de certains gros fichiers (en poids) de livre scanné, les pages restent parfois blanches.
Le niveau de zoom sur les PDF permet d’afficher une pleine page, ou en pleine largeur, ou en pleine hauteur. Dommage qu’il n’y ait pas un autre niveau de zoom avec un déplacement dans la zone grâce au pad directionnel. Ceci dit, ce n’est pas la fonction la plus attendue.

Autre chose que je n’ai pas vérifié moi-même, les hyperliens (PDF, HTML) ne sont pas actifs pour le moment, cela sera résolu dans un prochain firmware (probablement courant janvier ou février).

En conclusion, je dirais que le Cybook est un produit intéressant. Déjà, sa diffusion n’est pas bridée à un secteur et son interface est disponible en français et en anglais (prochainement d’autres langues via la mise à jour de son firmware). Il lit de nombreux formats dont le Mobipocket, le plus répandu en ce qui concerne les fichiers protégés. Par ailleurs il a un excellent support des fichiers PDF (attention cela dépend quand même de la taille du fichier d’origine) même si quelques bugs qui peuvent apparaître et seront probablement résolus par une simple mise à jour logicielle. La navigation dans les hyperliens et les signets dans les PDF me paraît aussi indispensable. Peut-être serait-il également intéressant de revoir la gestion des signets, celle-ci est excellente chez Sony.
Enfin, le Cybook Gen3 reste plus cher de 50 $ (prix de 350 € et 350 $) que le Sony PRS-505 et ne contient pas en standard de protection, la plus basique soit-elle.

Le Cybook connaît un grand succès. Rapidement en rupture de stock quasiment dès son lancement, le réapprovisonnement disponible pour les fêtes est à nouveau en rupture. Il faudra donc attendre début 2008 pour être servi. Il se vend principalement aux Etats-Unis, suivis de l’Angleterre puis de la France. Pour l’instant en vente uniquement en ligne, des réseaux de distribution devraient ouvrir sous peu dont 1 en France et ce dès samedi 22 décembre (nom confidentiel à ce jour).

La vidéo du test du Cybook Gen3

Test de l’iLiad V2 – 1ère partie

7 décembre 2007

iLiad V2Voici aujourd’hui la première partie d’un test sur l’iLiad V2, le tout visible en vidéo.

L’iLiad est donc un lecteur epaper au format 8,1 pouces (soit plus grand que les Sony PRS-500, PRS-505 et Cybook Gen3 au format 6 pouces). Cette différence de taille permet de lire plus correctement les PDF non taillés pour ce format. Il commence à être intéressant de lire des livres scannés comme on en trouve sur Gallica.

Très intéressant par rapport au Sony Reader, le zoom sur les documents pdf peut être très précis et n’est pas limité à la taille 100%.

Livre scanné en mode trait vu sur l’iLiad :
Livre scanné en mode trait vu sur l'iLiad

Livre scanné en mode trait vu sur le PRS-505 :
Livre scanné en mode trait vu sur le PRS-505

L’aspect mémoire de l’appreil est lui aussi très intéressant. On peut évidemment stocker des documents dans la mémoire interne de 128Mo mais aussi utiliser une carte MMC, compact flah, ou encore une clé USB. Par ailleurs, l’iLiad est est reconnu comme un disque dur, ce qui permet de l’utiliser sur toute plateforme (Windows, Mac, Linux…).

Les emplacements mémoire sur l'iLiad V2

L’avantage de la bête c’est aussi sa connectivité. Il comprend bien évidemment la connectique USB, la connectique réseau filaire et le wifi. Attention à ne pas trop abuser de ce dernier pour économiser la batterie.

Jack stéréo 3.5 et connection de l'adptateur

Basé sur un noyau Linux, l’appareil est évolutif et la mise à jour du firmware peut se faire directement en WiFi.

Côté contenu, il lit les formats PDF (y comprit avec mots de passe), HTML, TXT, JPG, BMP, PNG et Mobipocket. Sa dalle e-ink affiche 16 niveaux de gris ce qui double sa palette par rapport au modèles 6 pouces disponibles aujourd’hui.

Dilbert en PDF vu sur l'iLiad

En contre-partie, l’appareil est plus grand (et épais) et plus lourd puisqu’il pèse 390g contre 250g environ pour le Sony PRS-505 pour des dimensions de 217 mm x 155 mm x 16 mm. Sa résolution est de 768×1024 pixels, en 160 DPI.

iLiad V2 vs Sony PRS-505

Lors de mes tests, l’iLiad a été plus rapide pour tourner les pages que le PRS-505. Par contre, il faut compter 40 secondes à l’allumage alors que c’est quasi instantanné sur le Sony si celui-ci est en mode veille.

Le design de l’iLiad ne vaut pas celui du Sony PRS-505 qui fait un peu plus « brut » et un peu plus design « professionnel ».

Le point noir de l’iLiad c’est la gestion des marques pages. En effet, il n’y en a pas. Si vous quittez un livre et que vous y revenez, vous retomberez sur la dernière page lue, mais impossible de créer plusieurs marques pages pour un même livre. J’ai dû mal à y croire tellement cette fonctionnalité me paraît indispensable, peut-être ais-je loupé une étape…

Ah oui, j’oubliais, l’autre point noir, c’est son prix. Il faudra compter 649 € TTC, en vente chez 4Dconcept pour la France, ce qui le destine plus à une utilisation professionnelle.

Dans la suite de ce test, j’aborderais le stylet et la prise de note sur l’iLiad V2, une fonctionnalité très intéressante.

Découvrir le test en vidéo :

Test du Sony Reader PRS-505

24 octobre 2007

Texte sur PRS-505Voici donc le test du Sony PRS-505, le remplaçant du PRS-500 sorti il y a un an. Equipé d’une dalle Vizplex de chez e-ink, vous trouverez ses spécifications dans un précédent message.

Première impression, ils est très bien fini. Fin, dans sa coque de type aluminium brossé, il donne une sensation de solidité. L’emplacement des boutons a été revu. Pour passer les pages, ils se trouvent désormais à droite, plus logique pour nous qui lisons de gauche à droite. A noter que le disque en bas à gauche permet toujours de tourner les pages.
Les touches numériques quant à elles sont placées à droite également ce qui est plus pratique puisqu’elles viennent se placer dans le prolongement du choix du menu. Par ailleurs, lors de la consultation d’un livre, alors que ces touches permettaient d’avancer dans un certain pourcentage du livre sur le PRS-500, celles-ci permettent de saisir directement un numéro de page, ce qui peut être pratique.
Le pad directionnel est ici plus facile à utiliser bien que l’on sente à peine la pression sur les touches qui fait qu’on se demande si l’on a appuyé ou non.

Photo sur PRS-505Photo sur PRS-500Concernant la qualité d’affichage, le fond est légèrement plus « blanc » (reste gris), le contraste est bon et un peu amélioré. Les 8 niveaux gris s’apprécient surtout sur une photo où la différence est réelle (voir photo ci-contre).

PDF sur PRS-505Côté pdf, la lisibilité est très légèrement supérieure, probablement grâce au contraste et aux niveaux de gris supplémentaire. A noter toutefois que contrairement au PRS-500, le fond est légèrement tramé, ce qui fait qu’il est moins « blanc ». On peux le voir sur cette photo, où il y a comme une marge de 2mm environ, plus blanche. Cela dit, à comparer avec un PRS-500, cela n’est pas très visible, hormis peut-être cette marge…

La gestion des marque-pages reste identique, par contre, plus de cercle lumineux lorsqu’on en crée ou supprime un.

L’UMS qui permet à l’appareil d’être reconnu comme un disque dur a le net avantage de pouvoir se passer de tout logiciel pour transférer le contenu vers l’appareil, et ce, quelque soit votre système d’exploitation.

Notons également que l’adapteur secteur n’est plus fourni en standard et devient une option. La recharge s’effectue donc en USB (temps de charge doublé environ par rapport à un adpatateur externe).

Pour finir, une petite vidéo de l’appareil :

Obtenir le lecteur flash pour voir cette vidéo.

Test du Sony Reader PRS-500

19 octobre 2007

Voici un test du Sony Reader PRS-500. Sorti il y a un an, il se voit aujourd’hui remplacé par le PRS-505 que je testerai la semaine prochaine.

Première bonne impression, son aspect est très agréable et donne un sentiment de qualité et robustesse. L’écran, utilisant la technologie du e-paper que je découvre enfin en réel est impressionant. Le terme papier n’est pas forcément le plus approprié car le fond est plutôt gris que blanc mais la qualité de lecture est excellente.

Le fait qu’il ne soit pas rétro-éclairé évite la fatigue des yeux et le scintillement de l’image. Difficile à décrire sans le voir, cela me fait penser à un texte imprimé sur une imprimante à jets d’encre avec un papier ordinaire (non photo ou haute résolution). Ceci est une impression, pas un rendu exact.

Un avantage très intéressant est aussi de pouvoir grossir la taille des caractères. Suivant votre vue ou pour éviter une fatigue des yeux, les 3 niveaux de tailles sont un vrai plus à comparer avec un livre de poche.

Le pavé numérique permet d’accéder à la première page avec la touche 1, dernière page avec la touche 0. Les autres touches permettant d’avancer à un pourcentage du chiffre sélectionné.

Le menu est simple et intuitif. La gestion des marques pages fonctionne très bien.

A noter que ce lecteur n’est pas UMS, il n’est donc pas détecté comme un disque dur amovible et l’on doit passer par le logiciel fourni par Sony, compatible uniquement avec Windows. Etant sous Mac, vous pourrez utiliser comme je l’ai fait, l’excellent logiciel libprs500. Ayant testé également le logiciel Sony via Windows sous Parallels, on m’a proposé la mise à jour du firmware qui a échoué !
J’ai bien cru à la catastrophe, j’ai pu récupérer cette erreur en flashant à nouveau l’appareil sur un PC. Je pense que le problème ne devrait pas se produire si vous utilisez Windows via BootCamp.

Plutôt que de rentrer dans les détails d’une description par écrit, je vous propose de regarder la vidéo suivante. Les photos viendront un peu plus tard ainsi que les réponses aux questions posées dans le forum.

Obtenir le lecteur flash pour voir cette vidéo.