Archive pour octobre 2007

Engadget aime le Sony Reader PRS-505

14 octobre 2007

Engadget, le plus populaire des "blogs" internationaux consacré aux gadgets électroniques, nous raconte pourquoi ils aiment le Sony PRS-505.

Ils reviennent sur les améliorations apportées par rapport à la génération précédente (le PRS-500) : la rapidité d’affichage qui sans être immédiate est plus réactive, l’effet "fantôme" (de traces rémanentes) est en grande partie terminé, le contraste semble amélioré et les nivaux de gris passent de 4 à 8 (NDRL : ce sont les avantages de la dalle Vizplex d’e-ink).

Ils soulignent également le bénéfice de l’USB mass storage, la mémoire interne qui passe de 64Mo à 192Mo, son côté un peu plus fin, l’ajout de nouveaux boutons…

Le Cybook compatible Les Echos « E-paper »

14 octobre 2007

Suite à nos récentes informations, nous savons que le futur (proche) Cybook Gen3 sera compatible avec l’offre e-paper de Les Echos.

eBooks ou le calvaire des DRM

12 octobre 2007

Vous venez de faire l’acquisition d’un reader et vous souhaitez donc le nourrir de contenu. Vous allez forcément commencer par lui apporter du contenu gratuit, c’est le plus facile mais c’est aussi le choix le plus important. En effet, il existe de nombreux sites (voir liste dans la colonne de droite) proposant (et ce légalement) des livrels téléchargeables gratuitement. Celà est possible car après un certain temps (70 ans pour la France), les oeuvres littéraires tombent dans le domaine public et sont donc exploitables sans avoir à rétribuer son auteur ou ses ayants droits.

Mais il arrivera probablement un moment où vous souhaiterez acheter un document électronique, comme un roman sorti récemment. Et là, vous risquez d’être déçu…
En effet, et notamment en France, il y a finallement très peu de romans sortant sous forme numérique. La majorité des livres disponibles sont édités par de petites maisons d’édition (ce qui n’enlève rien à leur qualité), les grands éditeurs nationaux y sont frileux. Les raisons sont multiples. On peut citer par exemple la faible pénétration d’appareils permettant la lecture de ces livres, la peur de ne plus contrôler la diffusion (le piratage étant possible), pas de format standard (ou pas assez mature) et pas de solution DRM (verrous électroniques) universelle.

Les DRM sont censés protéger l’oeuvre du piratage et ce, afin de permettre la rétribution des ayants droits. Si l’idée est logique voire nécessaire pour soutenir la création, la méthode est non seulement faillible mais pire, elle contraint l’acheteur à posséder le matériel adéquat (c’est-à-dire un lecteur prenant en charge le format électronique choisi ainsi que sa solution DRM). Par ailleurs, si vous êtes dans ce cas là et qu’un jour vous changez d’appareil, il se peut qu’il ne soit plus compatible ou que vous n’ayez pas le droit de le transférer sur un autre appareil (malgré sa compatibilité). Enfin, si l’éditeur signe un contrat d’exclusivité avec un distributeur, il est possible que vous ne puissiez pas acheter le roman tant désiré.

Trois solutions se présentent alors à vous :
- soit vous achetez la version papier (ce qui n’est pas désagréable mais vous vous sentez un peu délaissé avec votre machine),
- soit vous trouvez un moyen de pirater le fichier acheté légalement dans un autre format (ce n’est pas forcément réalisable, mais pas forcément irréalisable),
- soit ne voulant effectuer ni la première opération ni la seconde (car vous ne savez/voulez/pouvez pas faire), vous téléchargez quelque part le fichier directement piraté.

Cette dernière solution, bien qu’illégale, peut paraître l’unique alternative si vous voulez une version numérique de l’ouvrage. C’est donc un manque à gagner pour l’éditeur puisque vous étiez prêt à payer pour ce livre, c’est aussi une frustration pour l’acheteur honnête qui a acheté sa version numérique et qu’il ne peut utiliser facilement. Il est assez navrant de voir qu’il est plus simple de pirater que d’acheter une oeuvre légalement.

Il est bien évident qu’un fichier sans DRM sera piraté, c’est dans l’air du temps et malgré toutes les mesures présentes et à venir, je crois que nous n’y pourront rien. Cependant, ne vaut-il mieux pas en profiter pour vendre des exemplaires légalement ? Le modèle économique de la culture sur support numérique est à revoir et à repenser. Dans le domaine de la musique et du format MP3, Amazon, avec certains éditeurs a sauté le pas. Il est à parier que ce sera un succès. Cela n’empêchera pas le piratage qui de toute façon est là malgré les DRM. Par contre, il permettra à la personne qui peut et qui veut payer, de le faire sans être bridée de tous les côtés quant à l’utilisation de son fichier.

Le sans DRM est donc la voie royale pour le développement du eBook malgré les copies pirates diffusées en nombre. Par ailleurs, les DRM sont donc gérés par la société qui vous vend le livrel. Si demain elle fait faillite, ou s’il y a un problème technique sur leur serveur (comme ce fut le cas pendant plusieurs jours chez Mobipocket l’été dernier), vous pouvez vous retrouver avec un contenu inutilisable alors que vous l’avez acheté.
On pourrait également imaginer des fichiers signés numériquement, indiquant à qui ils ont été vendu, sans les crypter. L’avantage serait donc de pouvoir lire son livrel sur une grande majorité d’appareils tout en limitant le piratage. En effet, si votre nom apparaît d’une manière ou d’une autre dans le fichier, vous serez peut-être plus réticent à le mettre en partage sur les réseaux P2P.

Une autre solution, moins intéressante mais toujours plus compatible, serait l’utilisation du format epub, standard pour l’édition électronique défini par l’IDPF. Cela impliquerait aussi que tous les matériels soient capables de lire ce format et ne résout pas le problème des DRM tant qu’il n’est pas fait le choix d’un standard en la matière.

Autre point à part mais non négligeable, que deviennent alors les libraires classiques ? Certes ils sont déjà mal en point, même si le livre n’est pas prêt de disparaître. Et pourtant, avec les DRM, cela ajoute un poids supplémentaire. En effet, l’édition numérique avec DRM ne laisse place qu’à quelques acteurs qui d’une certaine façon, verrouillent également le réseau de vente…

Le Cybook de Bookeen sur les rails

11 octobre 2007

Cybook de BookeenLa société française Bookeen devrait lancer ce mois-ci le nouveau Cybook. Un des rares readers qui sera donc officiellement disponible France (et à l’étranger).

Equipé de la dernière dalle Vizplex, celui-ci devrait avoir une qualité de rendu identique au nouveau Sony PRS-505. Reste à voir en vrai ce que donnera la bête qui est équipé d’un chassi en plastique contrairement au Sony.

L’interface maison, basée sur Linux, devrait permettre la lecture des fichiers TXT, PDF, Mobipocket avec et sans DRM et le HTML simple, Jpeg, GIF, PNG et MP3. Une version ultérieure devrait permettre la gestion du HTML plus complexe. Nous attendons de voir la version définitive avant de détailler le support d’autres formats éventuels.

D’une taille de 118 x 188 x 8.5 mm pour un poids de 174g, il est donc d’un format proche de son concurrent tout en étant plus légé (de 80g).

spécifications du CybookA noter qu’il sera équipe d’un prise jack stéréo au format 2.5mm, il faudra donc probablement prévoir d’ajouté un réducteur à son casque (au format 3.3mm).

L’autonomie annoncée est de 8 000 pages tournées mais il faudra vérifier ces données puisque le Cybook semble tenir moins longtemps que le Sony.

Equipé de 64Mo de mémoire interne, on pourra lui ajouter une carte SD afin d’y stocker ebooks, images et fichiers son.
Il embarque un processeur Samsung® S3C2410 ARM920T 200MHz.

Ce modèle devrait donc permettre aux européens et notamment aux Français de pouvoir s’équiper d’un modèle qui s’annonce prometteur, notamment avec le support des fichiers Mobipocket. Annoncé au prix de 350$ ou 350€, on s’étonnera que malgré la TVA et le taux de change du dollar, 350$ = 350€. Bookeen saura-t-il faire la différence et s’imposer ?

A suivre…

Sony présente son nouvel eReader, le PRS-505

10 octobre 2007

Sony PRS-505 Silver1 an après son premier eReader (le PRS-500), Sony réitère avec le PRS-505. Il existe désormais en 2 couleurs : silver et dark blue.

Doté de la nouvelle dalle Vizplex de chez e-ink, celle-ci permet l’affichage de 8 niveaux de gris contre 4 auparavant. Elle est plus rapide, et la dalle est un peu plus blanche.

L’autonomie est d’environ 7 500 pages tournées ou environ 3 semaines.

Cette nouvelle version est USB Mass Storage ce qui signifie qu’il n’est plus nécessaire d’avoir recours au logiciel spécifique de Sony pour transmettre ses eBook (sans DRM), celui-ci est reconnu comme un disque dur.

Côté mémoire, celle-ci a augmenté pour atteindre 192Mo (contre 64Mo) qui peuvent s’étendre grâce aux emplacements pour carte Memory Stick Duo (jusqu’à 8Go) et SD Card (jusqu’à 2Go).

Les formats reconnus n’ont pas changé soit : BBeB Book (LRF), PDF, TXT, RTF, DOC (nécessite MS Word et la conversion du fichier), BBeB Book (LRX avec DRM), MP3 et AAC (sans DRM uniquement), JPEG, GIF, PNG, and BMP. A noter que les fichiers PDF étant la plupart du temps générés pour des formats plus grands que ceux des readers, il faut dans certains cas, et si possible, les convertir avec un utilitaire comme PDF2LRF par exemple.
Le format LRX est donc un format avec DRM, uniquement utilisé par Sony (à l’instar d’Apple avec iTunes et l’AAC avec DRM). La problématique vient donc du fait qu’il est impossible de lire des ebooks verrouillés, autres que ceux diffusés par Sony sur leur plateforme Connect. Tout le gros catalogue Mobipocket est donc impossible à visionner sur cette appareil. Par ailleurs, Sony ne propose que des ouvrages en anglais.
Le HTML n’étant pas supporté, il faudra passer par des outils de conversion comme l’excellent libprs500.
Sony dit travailler avec Adobe sur une solution Digital Edition afin d’intégrer la lecture des ebook au format .epub, véritable standard, mais ce format est si récent qu’aujourd’hui, aucun reader ne sait les lire…

Sony PRS-505 Dark BlueD’une taille de 175mm x 122mm x 8mm, pour un poids de 255g environ, il est déjà disponible aux Etats-Unis. Malheureusement, l’Europe est pour l’instant écartée du marché malgré le succès de Sony pour son précédent modèle. Ceci serait le fait des éditeurs, frileux à laisser Sony vendre leurs ouvrages.
Voulant créer côté eBook le pendant d’Apple avec iTunes+iPod, Sony se serait donc abstenu, ne souhaitant pas vendre son reader seul. Et c’est bien dommage pour nous européens qui devront attendre (peut-être disponible en angleterre en avril 2008 ?). Par ailleurs, le système de DRM propriétaire est un frein au choix d’un tel modèle mais nous aurons l’occasion de réparler ces verrous numériques…

En attendant, il faudra vous le procurer aux USA pour environ 300$.